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On lira ici les écrits d’auteurs contribuant régulièrement aux activités de l’association ainsi que les libres contributions de quelques autres recueillies dans leur sillage...

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Apolis

Séminaires

Pierre Ginésy - “Entendre ce qui est sans voix”

                           — le continent noir de la psychanalyse


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Mary Harrsch - Herm of Dionysos



APOLIS


    Par la lettre a ne commence donc pas Apolis.

    a rompt l’espace littéral en deçà de son commencement même, il ajointe (Fügung) et dispose, en deçà de tout alphabet, les espaces d’une irréductibilité en reste de « toujours et toujours » à toute re-saisie de l’originarité liée au reste dans les espaces que trace la littéralité.

    a de Apolis ne commence pas, il donne lieu à la tonalité fondamentale d’un autre commencement, un commencement dans la détresse fondatrice de notre temps. Telle que la psychanalyse ne l’habite pas, cette détresse, et ne la pense pas sans que cette détresse ne la bâtisse, ne l’habite et ne la pense elle-même depuis le futur.

    a de Apolis n’est pas une lettre, c’est la frappe tonale-atonale (ou : a-tonale), musicale de la partition d’un écart auquel la métaphore littérale ne fait pas trace, c’est le a de , le a de ce qui reste-, irréductible : sans fondement et « sans pourquoi », autre, non pas par le langage, mais autre de ce qui vient.

    a de Apolis souscrit le détour d’une retenue pensante, de laquelle la détresse de notre temps a abri de ce qu’elle fonde (au sens de Hölderlin : ce qui reste, les poètes le fondent). La psychanalyse ne reviendra à la lancée, à la jetée destinale qui lui est sienne en ce a, que pour autant qu’elle ne se méconnaisse pas elle-même en reste de la technicisation intégrale de l’être du vivant en laquelle s’accomplit l’essence de notre dite « modernité », c’est-à-dire pour autant qu’elle ne méconnaisse pas son implication aux déterminations historiales de son propre devenir. Une avancée en trombe, depuis toujours établie « dehors », aujourd’hui s’exacerbe. « Proclamer l’être du vivant » à la face de cette trombe et se tenir en tel détour, c’est donner lieu à quelque espace pensant dans la praxis duquel, non seulement vienne aux chemins d’un déchiffrement le trait fondamental de cette trombe, « cassure qui ne s’est pas faite de main d’homme », mais aussi se tenir dans « l’attente » des signes desquels s’annonce ce qui vient, et s’annonçât-il dans les lignes de brisement (convulsives, déferlantes, sismiques ou discrètes) de toutes les formes de langage et de pensée complices, depuis le futur déjà, de la transformation de tout être (vivants ou morts, voire à naître) en un être complètement conditionné dont on peut calculer les réactions (Hanna Arendt).

Miassoroubka, Vichy, Tarnac, Guadeloupe, Grèce, Mountazer-al-Zaïdi, rapt d’organes, Peter Schlemilh…Miassoroubka/Miassoroubka.htmlMiassoroubka/Miassoroubka.htmlMiassoroubka/Miassoroubka.htmlMiassoroubka/Miassoroubka.htmlMiassoroubka/Miassoroubka.htmlMiassoroubka/Miassoroubka.htmlshapeimage_6_link_0shapeimage_6_link_1shapeimage_6_link_2shapeimage_6_link_3shapeimage_6_link_4